Considérations sur la liberté
C’est formidable de garder une part d’enfance, d’être capable d’être à la fois adulte et de conserver la capacité de s’émerveiller devant de petites choses. Mais c’est lamentable d’être adulte et de bouder comme un enfant, « nan je suis plus ton copain (ta copine)… » Il y a des choses de l’enfance qu’il faudrait conserver précieusement mais d’autres qu’il vaut mieux oublier, et c’est pour cela qu’il est bien de « grandir ». Je suis épouvantée de voir la lâcheté de certains adultes. Qui, plutôt que de dire la vérité se cachent derrières d’innombrables paravents d’excuses bidon qui camouflent leurs faiblesses. Qui se donnent des airs d’enfance révoltée en cachant leur pauvreté derrière une soi-disant liberté. La liberté est un beau et grand mot… malheureusement à notre époque de surconsommation elle n’est souvent qu’un grand cabas dans lequel on entasse de la bimbeloterie pour cacher une grande misère.
On ne veut pas « faire » pour ne pas perdre sa liberté… en fait on ne fait pas par manque de courage ou même par flemme.
On ne veut pas « choisir » pour ne pas perdre sa liberté, non en fait c’est parce qu’on est des enfants gâtés et que choisir c’est abdiquer.
On ne veut pas être « heureux » par peur de rater mieux….
Il faut toujours plus, toujours mieux…
Avouer « être bien » c’est avouer se contenter de peu…
Alors… il faut courir. Certains, j’en connais vont jusqu’à faire semblant d’avancer pour se donner l’impression qu’ils sont libres…
Agiter les bras et remuer de l’air.
Avaler pour recracher sans déguster.
Surtout être prêt... pour le mieux.
Demain… on rase gratis…
Comprenne qui pourra !
Rengaine des perpétuels insatisfaits…