Considérations sur une souffrance acceptable
Pourquoi même les personnes les plus proches ont besoin de détails « photographiques » pour croire et envisager de considérer une souffrance comme valide ?
Si vous avez mal à la tête et que rien ne se voit, alors c'est contestable. Vous montrez une plaie ouverte, bien sanguinolente, là, vous êtes vraisemblable...
C'est la même chose... pour un viol... le fait, raconté, laisse toujours planer une ombre de consentement ou de provocation. C'est difficile d'imaginer un adulte qui subit... une vidéo bien crade ça pourrait aider...
On descend encore plus bas, après tout... un adulte... passe encore !
Et un enfant ?
Comme on est outré d'apprendre par nos médias préférés qu'un enfant ait pu être « malmené » par un voleur d'enfance...
C'est joliment dit ainsi ? Non ? Cela perd un peu de sa portée, c'est acceptable... et puis... c'est ailleurs, c'est loin.
Parlons cru :
Enfant malmené = battu, humilié, violé, sodomisé, écartelé, supplicié,... vous en voulez d'autres ?
Des images qui vous parlent ? Qui vous rende la réalité moins « vague » plus crédible, plus vraie ?
Quel doit être de degré de la torture pour être considéré comme une victime ?
Mon histoire me pèse.
Mon histoire me hante.
Les voleurs d'enfance, m'ont laissée exsangue.
Je traine depuis des années le cadavre de cette petite fille humiliée.
Je vous aide...
Image photographique :
6 ans
Agenouillée
Devant des jambes écartées
Velue, puisque pantalon baissé
Tête emprisonnée dans des mains géantes
Petite bouche désarticulée
Tellement confortable
Pour une queue
...
Avale !
Vous en voulez davantage ?
Imaginez vos enfants...
Je traine depuis des années le cadavre de cette petite fille humiliée.... Que je suis la seule à accompagner.
Pour moi, le temps est venu, 37 ans de marche. Je vais la rhabiller, la bercer, la consoler, je vais pleurer aussi.
Je veux du temps pour elle.