considérations sur l'état amoureux...
Amoureux... des bulles dans la tête, humeur guillerette j'oublie, soucis et ennuis.
... Un rail de désir et tout ira mieux ?
Mais alors, au fond, qu'importe l'objet du désir ? Qu'importe le flacon pourvu que l'ivresse soit là ?
La course aux désirs... Avancer pour fuir ? Avancer pour gagner ? Faut-il que je considère le désir comme un pansement à mes maux ? Bonheur ? Malheur ? Qui dit désir, dit forcément manque... Comment expliquer alors cet appétit de désir ? S'il correspond à une carence, à une faim, cela signifierait alors qu'il faut que j'ai le ventre creux pour être heureuse ?
Mais si être heureux correspond au bonheur, le bonheur serait d'avoir faim ? D'être en manque ?
Interrogation ?...
Définition du bonheur : Satisfaction, sérénité, plénitude....
Donc, qui dit bonheur, dit repu...
Repu ?... mais alors ? Je n'aurais plus faim.
Malheur... plus de désir...
Mon bonheur ferait mon malheur...
L'état de désir, l'état amoureux impliquerait donc, pour être satisfait, de n'être jamais comblé.
Je ne suis pas comblée donc je suis heureuse, le bonheur est donc de ne pas être rassasiée.
Mais ne serait-ce donc pas de la boulimie ?
Alors... Il faut accepter de se décharger du trop plein pour le dessert... Pardon...
Pour le désir je voulais dire...