Considérations sur l'empathie
De en- « dedans » et - pathie « ce qu'on éprouve »
"Capacité de se mettre à la place de l'autre et de ressentir ses sentiments et ses émotions."
Bon, le thème est posé...deux solutions : j'attaque direct et je hurle, ou je fais ça gentiment....
Mon « moi » d'il y a peu, ferait ça gentiment, « il » ne s'énerve jamais (enfin pas souvent), il expliquerait calmement, voire de façon un peu coupable que c'est dur, que ce n'est pas facile de vivre avec un tel passé (ou passif ?) et qu'il faut comprendre, enfin essayer...
Mais non, en fait, il finirait par dire :
«- excusez-moi du dérangement, vous avez raison... c'est de ma faute, c'est moi qui m'enferre dans ce marasme nauséeux, oui c'est vrai, le matin, il faut que je me lève et que je sois heureuse, après tout, c'est vrai, j'ai tout pour l'être»
Et puis comme d'habitude je m'en voudrais d'avoir déversé mes vieux « détritus » et je les remballerais en me promettant, vainement, que plus jamais je ne les déballerais...
C'est peut-être pour cela, que je donne parfois l'impression de me répandre. Mais peut-être que pour s'arrêter de se répéter, il faut avoir le sentiment d'avoir été entendu.
Peut-être, aussi, que pour être entendu il faut être convainquant, et ne pas exprimer sa souffrance avec trop de distance...
Bon, je m'éloigne du thème... mais ce n'est pas grave, je continue. Parce qu'ainsi, j'ai l'impression de mettre de l'ordre.
Oui, la distance... donc, effectivement, ça fait un paquet d'années que je traine mon histoire dans des huis clos médicaux (chez des psychiatres, quoi !) voyons voir... plus de 20 ans. Pas mal, quoi... et tout ça pour régulièrement me casser la binette. Bien sûr je ne remets pas en question toutes ces années, car elles ont une logique. Mais, car il y a un « mais », je pense qu'il est très délicat de terminer ce genre « d'aventure » quand on n'arrive pas vraiment à cerner quelle est la réelle cause du « malaise ». Et, je reconnais avoir passé pas mal de temps sur les dégâts collatéraux qui ne sont « que » les conséquences de la blessure originelle. (Mes dossiers traités - « où j'en suis »)
Il semble qu'au fond je n'ai pas véritablement donné la bonne place, à ce « problème », à cet épisode de ma vie qui en a modifié ma perception.
Je n'ai pas assez passé de temps sur les fondations... et il ne sert à rien de reboucher inlassablement des fissures dans des murs qui ne sont de toute façon pas stabilisés.
Il est temps, que pose ma truelle, et que je prenne la pioche afin de mettre à jour ces fondations.
Je remercie, les personnes qui m'aident dans cette démarche.
Je remercie celui, qui quand, une fois de plus, je lui ai narré mon histoire, s'est proposé pour aller me venger. Et d'aller faire du mal à ceux qui m'en avaient fait.
Je sais que la loi du Talion n'est pas une solution. Mais c'est le seul à avoir entendu la révolte de l'enfant que j'étais.
La loi du Talion est une loi d'enfant.
Maintenant, je dis « merde » à ceux qui pensent que cette histoire, est un « détail ».
Je te dis « merde », à toi, et à d'autres qui ont contribué à faire en sorte que j'occulte cet épisode qui a faussé ma vie.
Je te dis « merde » à toi, qui m'as dit récemment « que j'avais tout pour être heureuse » et tout ça n'était que « de l'histoire ancienne ».