La voisine
J’ai pris ses affaires, toutes ses affaires. Je les ais mises dans des sacs poubelles. Cela m’a fait un bien fou. En même temps je pleurais mais au moins j’avais l’impression d’avancer, de faire quelque chose depuis 15 jours que je pleurais sur mon sort. En plus, à chaque manche de pull, de chemise ou de veste, à chaque jambe de pantalon, à chaque chaussette (et elles étaient nombreuses !) je faisais un nœud, bien serré. J’ai pris aussi un malin plaisir dans ma douleur, à couper quelques fils dans les coutures… avec ses ciseaux à ongles. Ainsi… une fois les nœuds défaits, s’il toutefois il y arrive, il aura une nouvelle surprise. Quand je pense que depuis 6 mois mes copines me disaient, « mais enfin, ouvre les yeux, tu vois bien, qu’il y a un problème… » Et moi conne, la bouche en cœur, qui lui demandait s’il me trompait ! « Mais enfin, mon amour… tu es folle tu sais bien que je ne ferais jamais ça… » Conclusion, il est parti avec la voisine, celle d’en face. Quand je pense que je lui gardais ses enfants pour qu’elle puisse aller à des soi-disant rendez-vous ! En fait c’était pour le rejoindre… que chaque fois que je la croisais je lui proposais de passer à la maison… mais comme je suis conne !
Enfin… ce matin quand elle a récupéré sa voiture… elle a du avoir un choc… j’ai quand même usé 3 bombes de peinture fluo. Vu tout les noms d’oiseaux que j’y ai inscrit… elle a du se sentir propriétaire d’une volière…