Considérations sur la culture
Mouais… je démarre ce tango sans beurre sans citations, ni définitions et tintouin ! Heu… donc la culture, bon alors j’imagine que … c’est bien ! Ouais, c’est surement très très bien même ! « On » m’en parle souvent. Je crois que c’est une très belle chose… j’aimerais bien me parer de culture, maquiller ma figure de rhétorique poudrée, me glisser dans des chaussons élégants de danseuse de salons où l’on cause, et virevolter dans une belle robe brodée de subtils éclats de mots savants et compliqués. Je serais pivot, je serais reine encyclopédique parée du diadème de la conne aisance connaissance. J’ai toujours rêvé d’être une hôtesse de l’air admirée pour mes hyperboles troublantes. Mais… voilà, je ne sais pas danser ni battre la mesure, à contre temps je me fourvoie, quiproquos et équivoques je provoque. Je suis ce que le temps est au soufflet : un désastre de platitude. J’ai beau étudier mots et modèles, je mêle références : mesclun de culture que j’assaisonne arraisonne en vain. Sans réponse. Alors, j’invente et me fabrique un monde fait d’Éric féérique. Un monde magique où ma mémoire qui rame serait ROM pour ainsi conserver au matin les lignes volatiles lues la nuit...