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Le plumot

Repas de gala

1 Novembre 2006 , Rédigé par lilith Publié dans #Nouvelles...glop

J’aime celle qui m’aime, est-ce ma faute à moi ? … si ce n’est jamais la même,… que j’aime à chaque fois.

Je crois que c’est Bardot qui disait cela… en parlant des hommes bien sûr ! Je me suis approprié la phrase… J’ai toujours aimé les filles, les femmes. Je suis en admiration devant leurs formes, leurs attitudes… Mais je suis un boulimique, et j’ai constamment faim de leur corps. J’aurais aimé me contenter d’un amour durable, confortable et serein. J’ai essayé, j’y ai même cru. Je n’ai jamais tenu. Je suis un gastronome, et, comment voulez-vous qu’un gourmet se contente d’un seul menu. Bien sur, je sais : les ingrédients peuvent s’accommoder à l’envie, on peut varier les recettes sans en changer forcément les composants… mais patates à l’eau, patates vapeur, frites, purée, gratins… dans le fond ce sont toujours des pommes de terre ! Alors, devant mon assiette, quand du coin de l’œil, je surprends un nouvel exploit culinaire se dessiner, quand ma narine frémis au parfum délicat d’un fumet exotique, je ne peux résister, je change d’auberge… Tel un festin de réveillon, mes repas sont parfois opulents. J’ai beaucoup aimé un certain repas froid et nordique. Je me souviens avec délice de la peau croustillante et sucrée d’une gazelle dorée. De la chair tendre et à peine cuite, arrosée de Sauternes, d’une cuisse pâle. Je n’ai pas de préférences, la nouveauté me fait saliver. Mes papilles sont en émoi. Fast-food ou grand restaurant, jolie nappe ou toile cirée, je ne peux résister. Il faut que je sois rassasié. Mon appétit inextinguible ne supporte pas la diète. Ce jour là, j’ai vu passer derrière une vitrine, une divine, une exquise mignardise. Mes sens, dessus dessous, m’ont une fois de plus, menés par le bout du nez. Et, j’ai abandonné, sans regret, une bouchée à moitié consommée, sur le pavé. Je me fis le suiveur de cette nouvelle douceur. Je me fis gentil, je me fis petit pour arriver jusqu’à son lit. J’ai aimé son odeur, j’ai lapé sa sueur, et tout à mon bonheur… Je ne l’ai pas entendu parler de son honneur, je n’ai pas entendu ses pleurs. Je me suis noyé dans ses larmes salées. Je me suis vautré dans son corps écartelé. Et puis je l’ai laissée, brisée, enveloppée dans du papier sulfurisé.

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C
j'aime bien ta façon d'écrire.. en rime, qui se correspondent, et s'enlacent.<br />  
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:
La phrase que tu cites en début est tirée du poéme de Jacques Prévert "je suis comme je suis" (je l'ai appris en classe........ comme punition !) bonne soiré à toi et gros bisous
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L
euuuhhh.. rappelle-moi de ne pas fréquenter les mêmes mecs que toi !!
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L
ok!