Considérations sur l'âme
J’ai le sentiment très fort être entrée par effraction ; si j’étais encore une enfant, ce serait dans un magasin de jouets. Mais je ne suis plus une enfant. Je suis entrée par effraction dans un lieu trop beau, trop doux. Un endroit que je ne croyais exister nulle part si ce n’est dans un rêve. Et encore… je n’en avais même pas rêvé. C’est comme imaginer une invention improbable. Je balaye cette idée ridicule ! Et je reviens à des pensées plus réalistes. Je me suis souvent demandé quelle était ma conception du bonheur ? Je crois qu’elle ressemble au néant. Etre un caillou sur le bord d’une route. Pour moi le bonheur passe par l’absence de réflexion, de pensée. A mon sens l’âme et le bonheur ne font pas bon ménage. Est-ce dire que les gens heureux n’ont pas d’âme ? Ne pas avoir « d’états d’âmes » est-ce ne pas avoir d’âme ? Non ce n’est pas correct ! Je m’exprime mal ! Qu’est-ce que l’âme d’ailleurs ? Une normalité ? Un excédent ? Un manque ?
Le mot âme peut désigner deux choses : L’élément spirituel ou principe définissant la vie ou la pensée d’un être vivant, ou les deux à la fois. L’âme peut être pensante (intellect), sensitive, végétative (nutrition, croissance, reproduction) ou sensible. La partie centrale d’un objet. Il provient du mot latin anima qui a donné « animé », « animation », « animal ». Étymologiquement, l’âme est donc le principe qui permet à un être de se mouvoir.