Internet...
Je tape, tape… je fini par te parler, à force de taper. Mon clavier remplace ma voix, les mots que je lis de toi ressemble à ta voix, j’imagine. J’attends chaque jour de te retrouver. Et quand l’icône souligne enfin ta connexion. Je me précipite dans tes lignes, à défaut de tes bras.
Tu n’es pas loin de moi. Je ne suis pas loin de toi. Mais nous ne croiserons jamais. Notre seule intersection sera issue de lettres, de virgules, d’interrogations… Je t’écris mon âme. Je t’écris mes désirs tu me réponds. Tes mots tour à tour, me bercent, me réchauffent, ils s’emmêlent dans mon ventre qu’ils font chavirer de plaisir. Je suis grâce à toi devant un miroir à écran plat qui me renvoi une image belle de moi. J’aime quand tu écris que tu veux tout de moi. J’aime quand tu me promets que tes yeux ne voient que mon cœur. Mais je t’ai menti… je ne m’appelle pas Christelle….