Mon premier amour...
Nous prenons tous les deux le même chemin tous le matin, lui en scooter et moi à pied. C’est donc fugitivement que je croise son regard. Enfin, le mien croise sa silhouette car je ne suis pas sure qu’il me voit ! C’est une star, et qu’est-ce qu’il est beau… tout le monde l’aime. De toute façon c’est difficile de faire autrement… et puis il n’a peur de rien, il est à l’aise tout le temps ! Moi, rien que pour oser l’aborder, histoire de lui rappeler que j’existe, je dois me faire violence … parfois je le croise 2 fois… parce que je coupe par les bois, et j’arrive avant lui sur la route d’en bas. Je suis complètement essoufflée parce que j’ai couru comme une folle. Et des fois il s’arrête pour finir le chemin avec moi ! Bonheur ! Je voudrais que ces moments durent des siècles… qu’est-ce qu’il est beau… dans ces moments je m’imagine des étreintes folles… moi qui ne sais même pas ce qu’est un baiser. Je suis une esquisse au crayon qui le regarde comme une œuvre d’art. J’ai l’impression qu’il sait déjà tout. Qu’est-ce que j’ai pu rêver, le jour, la nuit, le soir, le matin, de lui…J’ai déménagé…un jour, je suis revenue, des années avaient passé. Je n’étais plus ce que j’étais, avant. Je l’ai reconnu, mon cœur s’est emballé. Je suis passée. Il m’a suivi, des yeux. Je suis repassée, il s’est approché. Il a fini par m’aborder. Il se souvenait de moi… vaguement, au collège. Mais vraiment, il ne comprenait pas, comment il avait pu me rater parce que vraiment… j’étais inratable…c’était mon premier amour. Mais on s’est raté !