Alors... voilà...
Bon…. Il faut quand même que les touches de mon clavier ne s’engourdissent pas, ou restent coincées ! (ce week-end je me endormie le nez sur le clavier, si si, il faut dire que j’ai la sale habitude de prendre le portable dans mon lit !) alors je vais vous raconter mes douloureuse et larmoyantes aventures de « pisseuse d’encre » à la cartouche vide ! Donc depuis quelques temps déjà, je coince, je bloque, je sèche, mon inspiration est tarie, asséchée, desséchée, épuisée, accablée[1] par le vide intersidéral de mon imaginaire si fertile d’habitude. Régulièrement, pleine de bonne volonté (il faut le dire vite) j’ouvre un beau fichier tout neuf, tout blanc sur Word ou, une page vierge sur mon calepin « Hemingway[2] » pas très usé. Et… voilà, je prends mon élan, les doigts au dessus du clavier ou enserrant mon « bic » fétiche, je lance une phrase, puis deux et puis plouf, je me noie. Alors là plusieurs solutions, suivant l’humeur. Si je suis plutôt guillerette, va s’en suivre une suite de phrases sans queue ni tête[3] :
« - Je vois bien que vous n’allez pas bien.
- Ce n’est pas très difficile, non ?- Oui effectivement, ce n’est pas très difficile !
- Et alors ?..........
- je m’en tape lalalère, zut chier bordel..........
J’en ai plein les bottes, bon j’arrête, je vais faire du canevas
sbhrlgér....
Dans ce cas ce n’est pas très grave, mon bon moral me sauve et j’arrive à faire autre chose sans trop de désespoir.
Plus dur… les jours ou la colère, la mauvaise humeur latente, me donnent des envie de….
Il y avait du sang partout. Mes mains étaient elles aussi écarlates. Il faut dire que forcément après ce que j’avais fait… je n’avais pas pensée à mettre de gants. Je suis réputée pour ne pas prendre de gants… mais là c’est le pompon ! Vraiment j’aurais du. Au moins j’avais réussi à éviter le pire en me cantonnant dans la salle de bain carrelée (quand je pense que j’avais hésité…) Je regardais l’eau rougie s’enfuir par la bonde de la baignoire. …
Je reconnais que c’est quand même mieux que le passage à l’acte !
Et puis… les jours de déprime. Les jours longs comme des jours sans pain[4] . Là mon inspiration s’autoalimente d’une espèce de complaisance malsaine, parfois douteuse…
Voilà… c’était terminé. J’étais anesthésié.
Voilà… c’était terminé. Je ne pleurais pas.
Voilà… c’était terminé. Je ne me réjouissais pas.
Voilà… c’était terminé.
L’infirmière n’ose pas me regarder. Elle s’affaire à des tâches inutiles. Je me sens cotonneux.
Je serais seul, désormais.
Je frissonne.
Je regarde ta main dans la mienne, si petite, si fragile.
Elle est encore souple, bientôt tes doigts se raidiront.
Ils ne caresseront plus.
Ton sourire s’est figé.
Tes yeux se sont fermés.
Pour le meilleur et pour le pire.
Nous étions.
Parfois, en riant de ton caractère, je disais que je n’avais plus que le pire.
Je me trompais.
Le pire, c’est maintenant.
Il a bien fallu que je te laisse.
Il a bien fallu que je rentre chez nous.
Tu as voulu tout ranger. Avant….
Et là évidemment… je pleure. Je pleure comme une Madeleine. Je me projette et me répand dans une peine sanglotante. Je trouve à mon chagrin des raisons d’exister, car bien sur, évidemment je n’ai aucune raison d’être triste. Enfin, il parait.
…
Richard et Estelle se sont rencontrés au supermarché, au rayon des fruits et légumes. Il cherchait de la citrouille, elle le renseigna.
« - Heu, excusez-moi madame, est-ce que vous savez si je peux trouver de la citrouille ? Je n’en vois pas.
- De la citrouille ?
- Ben, oui pour faire de la soupe
……
Bon… je vais me coucher… ça vaut mieux. Hein ?
___
« - Je vois bien que vous n’allez pas bien.
- Ce n’est pas très difficile, non ?- Oui effectivement, ce n’est pas très difficile !
- Et alors ?..........
- je m’en tape lalalère, zut chier bordel..........
J’en ai plein les bottes, bon j’arrête, je vais faire du canevas
sbhrlgér....
Dans ce cas ce n’est pas très grave, mon bon moral me sauve et j’arrive à faire autre chose sans trop de désespoir.
Plus dur… les jours ou la colère, la mauvaise humeur latente, me donnent des envie de….
Il y avait du sang partout. Mes mains étaient elles aussi écarlates. Il faut dire que forcément après ce que j’avais fait… je n’avais pas pensée à mettre de gants. Je suis réputée pour ne pas prendre de gants… mais là c’est le pompon ! Vraiment j’aurais du. Au moins j’avais réussi à éviter le pire en me cantonnant dans la salle de bain carrelée (quand je pense que j’avais hésité…) Je regardais l’eau rougie s’enfuir par la bonde de la baignoire. …
Je reconnais que c’est quand même mieux que le passage à l’acte !
Et puis… les jours de déprime. Les jours longs comme des jours sans pain[4] . Là mon inspiration s’autoalimente d’une espèce de complaisance malsaine, parfois douteuse…
Voilà… c’était terminé. J’étais anesthésié.
Voilà… c’était terminé. Je ne pleurais pas.
Voilà… c’était terminé. Je ne me réjouissais pas.
Voilà… c’était terminé.
L’infirmière n’ose pas me regarder. Elle s’affaire à des tâches inutiles. Je me sens cotonneux.
Je serais seul, désormais.
Je frissonne.
Je regarde ta main dans la mienne, si petite, si fragile.
Elle est encore souple, bientôt tes doigts se raidiront.
Ils ne caresseront plus.
Ton sourire s’est figé.
Tes yeux se sont fermés.
Pour le meilleur et pour le pire.
Nous étions.
Parfois, en riant de ton caractère, je disais que je n’avais plus que le pire.
Je me trompais.
Le pire, c’est maintenant.
Il a bien fallu que je te laisse.
Il a bien fallu que je rentre chez nous.
Tu as voulu tout ranger. Avant….
Et là évidemment… je pleure. Je pleure comme une Madeleine. Je me projette et me répand dans une peine sanglotante. Je trouve à mon chagrin des raisons d’exister, car bien sur, évidemment je n’ai aucune raison d’être triste. Enfin, il parait.
…
Richard et Estelle se sont rencontrés au supermarché, au rayon des fruits et légumes. Il cherchait de la citrouille, elle le renseigna.
« - Heu, excusez-moi madame, est-ce que vous savez si je peux trouver de la citrouille ? Je n’en vois pas.
- De la citrouille ?
- Ben, oui pour faire de la soupe
……
Bon… je vais me coucher… ça vaut mieux. Hein ?
___
[1] Merci qui ?
Merci le dictionnaire des synonymes !
[2] J’me disais que ça pourrait m’aider
[3] Je sais faire avec, aussi, mais je ne vous donnerais pas d’exemple… je ne suis pas référencée dans la catégorie adéquate !
[4] Un jour sans pains est forcément long : j’adore le pain.
Publicité
Partager cet article
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
M
Y
L
K