Ras le bol....
Ya des jours… Je me dis que je ferais mieux de changer de job. Je crois que je serais prête à faire n’importe quoi ! (enfin non, pas tout à fait…) histoire de ne plus supporter la pesanteur de certains (un en fait). Le fait est que le temps où je fusse la « petite protégée » est devenu lointain. Fini les « bonjour ! (sourire), comment vas-tu ! ». Maintenant c’est « assis-toi (rictus), j’ai quelque chose à te dire » (et en général c’est un truc naze ou plutôt désagréable !). Cela dit, être la « petite protégée » implique trop de compromissions à mon goût personnel, et, au fond je préfère de loin être au ban, et bien dans ma peau, plutôt que muselée pour être dans « les petits papiers ». Et puis, « petite protégée » c’est quand on est neuve, plutôt jeunette et proprette, qu’on est un peu larguée et qu’on croit encore les chefs (ou ceux qui font les chefs !). C’est triste de voir comme une ambiance de travail peut être détériorée par quelques personnes. De voir comment il est délicat de mettre les choses à plat, de faire un bilan. C’est la rumeur, tout le monde est d’accord : IL Y A UN PROBLEME ! Mais ON en parle pas ou alors à voix basse, ON est battu d’avance, ON ne peut rien faire !
En fait j’aime bien mon boulot, j’aime ce que je fais, bien sûr, il y a des jours avec et des jours sans. Normal ! Des fois j’ai envie, des fois moins, encore normal ! Mais en général, j’y vais le cœur plutôt léger. Mais depuis quelques temps de moins en moins, et bien non ! Ce ne sont pas les élèves… (Ben oui, j’ai une maladie honteuse : je suis prof), c’est mon chef, il me PREND LA TÊTE ! Il doit se prendre pour un douanier en grève du zèle. Et il excelle dans ce domaine. Il me fatigue, je rêve de vendre des légumes, de créer un gite vers le pays Basque ou en Bretagne (je rêve, d’autonomie !...). Alors, les réunions qui ne servent à rien, les projets bidons, les remarques acerbes, il y a un proverbe qui dit – diviser pour mieux régner – il tente, je crois, de le faire sien. Et malheureusement, à l’usure, il risque peut-être y arriver.
Cela dit, bien évidemment, il ne sert à rien de se plaindre… il faut prendre des décisions. C’est un boulot confortable… bon ou mauvais, pas de différence. Et puis après tout si je ne suis pas contente rien ne m’empêche de partir. C’est idiot de se lamenter sur son sort, pour, au final, la boucler. C’est là le paradoxe… on aime certains côtés, les élèves, le contact, communiquer, essayer de donner quelque chose de soi, d’autres côtés, par contre, sont vraiment rebutants. Que faire abandonner ou persévérer ?