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Le plumot

Pérégrinations portugaises... la suite!

30 Avril 2007 , Rédigé par Motdit Publié dans #Chroniques...

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Le lendemain…

C’est le soleil qui nous a réveillées.

Le temps de paresser, quand même ! Et nous voilà reparties… en bus vers Sines « petite » ville balnéaire au sud de Lisbonne. Nous avions étudié différents guides. Mais notre réalité fut autre… une pluie fine s’est mise à tomber. L’ambiance s’est alourdie. Nos tee-shirts se sont mouillés et on a même réussi à se chamailler. Sines a une banlieue… comme celle de toutes les villes un tant soit peu industrielles, pas vraiment gaie, surtout sous la pluie ! Nous nous sommes trompées d’arrêt et notre première vision de la ville a été un immense centre pétrochimique… extra pour des vacances ! Après avoir erré un temps certain… enfin nous avons trouvé un camping !

Visiblement celui-ci n’accueillait pas beaucoup de vacanciers, il ressemblait plutôt à un bidonville, et nous nous sommes trouvées un peu déplacées avec notre petit barda de citadines nanties.

 Mais bon… du coup nous nous sommes rabibochées et pour fêter ça nous sommes allées manger dans la vieille ville. Toute deux de blanc vêtues, nous étions magnifiques… sauf que, ne comprenant rien au portugais, nous avons diné de calamars dans leur encre… et qu’à défaut de rentrer pintées nous sommes rentrées teintées… encore… un regard narquois, nous avions perdu de notre superbe !!
 Alors le lendemain, sans regrets… nous reprîmes le bus… vers….
 Zambujeira do mar, là, sans vraiment savoir ce qui nous y attendait !
 

Mais pourquoi là ? 

 Heu, parce que bla bla bla bla…
 En fait ce n’est pas cette anecdote là que je voulais vous raconter mais plutôt celle qui vient après… alors à la suite de cet arrêt dans cette presque tropézienne cité, nous avons décidé, malgré la bonne ambiance et le cadre idyllique de remballer nos petites affaires et de repartir à « l’aventure » ! Mais ce coup-ci… en stop… à l’époque, je n’y suis pas revenue depuis, le portugais nous a paru un conducteur particulièrement surprenant ! Postées à la sortie de la ville, aux alentours de 13h, je tendais le pouce. Ma compagne de route avait l'interdiction, de par sa maman, d’utiliser ce moyen de transport et elle contournait le problème par une certaine passivité dans le geste !
Donc, je tendais le pouce… en plein soleil de midi sur la route rectiligne. (Oui, je sais il faut être « novice » pour faire du stop en plein cagnard à l’heure du repas !) Au bout d’un temps certain… un rescapé de l’apéro, hilare, nous apparut. Chevauchant un improbable triporteur préhistorique, dans un grincement effroyable, il glissa devant nous pour enfin stopper sa course une dizaine de mètres plus loin. C’était une vision d’apocalypse. Il ôta la demi-sphère qui lui servait de casque ainsi que l’espèce de masque à oxygène ou à gaz ou à on ne sait pas trop quoi qu’il avait sur le visage. Il nous fit signe de monter sur la plateforme de son engin. Bof… on en était plus à ça près… au moins on aurait un peu d’air ! Au bout de 10 min de virages en épingles sur la ligne droite de la route, quand même, on a déclaré forfait. Et nous l’avons laissé s’échapper dans une trajectoire proche de celle du ballon de baudruche en train de se dégonfler…
 Venons-en au vif du sujet… désespérée, au milieu de nulle part, nous nous disions que nous n’étions pas mûres pour l’aventure… (Je ne parle même pas du Népal….) malgré tout, notre rage de vaincre nous conforta : nous n’abandonnerions pas ! Alors motivées, (même elle, se mit à tendre le pouce !) nous avons retenté notre chance… je ne sais plus vraiment au bout de combien de litres d’eau notre quête à été récompensée… Mais elle le fut ! Non, pas un triporteur… Une 2cv (d’époque… avec la tôle ondulée devant !) ils étaient déjà 4 dedans. Cela ne les a pas découragés et ils ont insisté. Malgré notre réticence… malgré la surpopulation déjà flagrante… et bien nous sommes montées, les enfants (oui ! quand même, derrière, c’était des enfants ! et pas très grands !) sur nos genoux, les sacs quasiment sur la tête, la 2cv, péniblement à pris son envol… heu, enfin, elle s’est trainée plutôt ! Magique ! Ils parlaient français ! Ils nous ont gentiment expliqué, que l’Algarve… c’était naze ! Et que vraiment, non mais vraiment, il fallait absolument que nous allions au même endroit qu’eux qui était fabuleux ! Je reconnais, ma comparse n’était pas chaude pour ce changement de direction… Moi, à mon habitude, je trouvais ça plutôt marrant, et puis je n’ai jamais aimé les routes toutes tracées. Alors… ben on est parties avec eux…
 

Et… alors là… délire… nous avons quitté la route goudronnée, pris un chemin, genre Paris Dakar, plutôt côté Dakar ! 10 km de cahots, mais comment la voiture ne s’est-elle pas désossée ??? Pour enfin… arriver chez… Madmax.

 

1ère vision, des tentes de « sioux » des feux de camps, des carcasses de véhicules peut-être spatiaux ? Des chèvres, une vache (ou un zébu, je ne sais pas vraiment…)

 2ème vision… les humains, dépenaillés, hirsutes.

 3ème, devant nous une amazone, à moitié nue, si l’on considère que des courroies, des ceintures, des cordes, peuvent constituer une moitié de vêtement. Cette amazone, malgré tout altière, tenait en laisse 5 ou 6 chiens, le reste de la meute, lui, vagabondait autour d’elle….
 Là… regard…. en coin de mon amie… sa bouche esquissa un rictus, elle me chuchota…  « Je crois, ma cocotte, que tu nous as encore foutues dans la merde… ». Pour une fois… je ne rétorquais rien…Elle avait raison…
 Nos hôtes, si l’on peut dire, avec un grand sourire, nous déposèrent. Ils nous expliquèrent que la liberté c’était cool et qu’il ne fallait pas rester les uns sur les autres…
 

Déposées, posées, ahuries, nous n’avons pas bougé, je n’ai même pas osé faire des photos du camp… juste, une seule, de notre exquis lieu de pique nique, à l’endroit exact de notre largage…

 Puis, nous avons décidé, de rebrousser chemin, ma suggestion de, pourquoi pas ?, tenter le coin n’ayant absolument obtenu aucun suffrage….
 Je vous épargne le retour ?
 
 
 
 
 
 
 
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A
Ah ces hommes qui ne retiennent que te-shirt mouillé moi c'est la glace, le pousse-pousse que je vois mmmmm c'est bon !!!
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M
ah.... le pousse pousse...et tu penses à quoi???
A
... ce qui est bien dommage, c'est que tu n'ais pas de photos de la 2cv et du camps !... ou à défaut, les T-shirt mouillés... et vous avez même pas profité de l'acceuil de la belle amazone ?... est-ce que ton décore à la Madmax ce n'était pas une ancienne mine... car j'ai vu de tel paysage au portugale, c'est impressionnant !
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M
pour le camps c'est vrai nous n'avons pas osé...je ne sais pas si c'étais une ancienne mine en tout cas nous avons fais le voyage du retour dans la fourgonnette d'un journaliste allemand qui nous a expliqué que c'était un groupe de gens assez connus chez eux... qui vivaient... près de la nature... et il était d'ailleurs sur place pour faire un reportage sur eux!les tee shirts mouillés... je le garde pour une autre fois....
P
<br /> Je te souhaite une belle fête du 1er mai et <br /> t'envoie un brin de muguet et des bisous<br /> <br /> <br /> Pascaly
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M
Coucou Motdit, j'espère que vous avez néanmoins pu profiter de vos vacances ne serait-ce qu'une journée ...<br /> L'épopée est belle, drôle et pleine de rebondissements : de l'arrivée sous le déluge à la vieille 2CV qui se transforme en cheval de Troie exigu ...<br /> L'aventure, c'est l'aventure !
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M
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