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Le plumot

Considérations sur l'empathie

10 Avril 2009 , Rédigé par Motdit Publié dans #Psychologie de bistrot...


De en- « dedans » et - pathie  « ce qu'on éprouve »


"Capacité de se mettre à la place de l'autre et de ressentir ses sentiments et ses émotions."


Bon, le thème est posé...deux solutions : j'attaque direct et je hurle, ou je fais ça gentiment....


Mon « moi » d'il y a peu, ferait ça gentiment, « il » ne s'énerve jamais (enfin pas souvent), il expliquerait calmement, voire de façon un peu coupable que c'est dur, que ce n'est pas facile de vivre avec un tel passé (ou passif ?) et qu'il faut comprendre, enfin essayer...

Mais non, en fait, il finirait par dire :

«- excusez-moi du dérangement, vous avez raison... c'est de ma faute, c'est moi qui m'enferre dans ce marasme nauséeux, oui c'est vrai, le matin, il faut que je me lève et que je sois heureuse, après tout, c'est vrai, j'ai tout pour l'être»

Et puis comme d'habitude je m'en voudrais d'avoir déversé mes vieux « détritus » et je les remballerais en me promettant, vainement, que plus jamais je ne les déballerais...

C'est peut-être pour cela, que je donne parfois l'impression de me répandre. Mais peut-être que pour s'arrêter de se répéter, il faut avoir le sentiment d'avoir été entendu.

Peut-être, aussi, que pour être entendu il faut être convainquant, et ne pas exprimer sa souffrance avec trop de distance...


Bon, je m'éloigne du thème... mais ce n'est pas grave, je continue. Parce qu'ainsi, j'ai l'impression de mettre de l'ordre.


Oui, la distance... donc, effectivement, ça fait un paquet d'années que je traine mon histoire dans des huis clos médicaux (chez des psychiatres, quoi !) voyons voir... plus de 20 ans. Pas mal, quoi... et tout ça pour régulièrement me casser la binette. Bien sûr je ne remets pas en question toutes ces années, car elles ont une logique. Mais, car il y a un « mais », je pense qu'il est très délicat de terminer ce genre « d'aventure » quand on n'arrive pas vraiment à cerner quelle est la réelle cause du « malaise ». Et, je reconnais avoir passé pas mal de temps sur les dégâts collatéraux qui ne sont « que » les conséquences de la blessure originelle. (Mes dossiers traités - « où j'en suis »)

Il semble qu'au fond je n'ai pas véritablement donné la bonne place, à ce « problème », à cet épisode de ma vie qui en a modifié ma perception.

Je n'ai pas assez passé de temps sur les fondations... et il ne sert à rien de reboucher inlassablement des fissures dans des murs qui ne sont de toute façon pas stabilisés.


Il est temps, que pose ma truelle, et que je prenne la pioche afin de mettre à jour ces fondations.


Je remercie, les personnes qui m'aident dans cette démarche.


Je remercie celui, qui quand, une fois de plus, je lui ai narré mon histoire, s'est proposé pour aller me venger. Et d'aller faire du mal à ceux qui m'en avaient fait.

Je sais que la loi du Talion n'est pas une solution. Mais c'est le seul à avoir entendu la révolte de l'enfant que j'étais.

La loi du Talion est une loi d'enfant.


Maintenant, je dis « merde » à ceux qui pensent que cette histoire, est un « détail ».


Je te dis « merde », à toi, et à d'autres qui ont contribué à faire en sorte que j'occulte cet épisode qui a faussé ma vie.


Je te dis « merde » à toi, qui m'as dit récemment « que j'avais tout pour être heureuse » et tout ça n'était que « de l'histoire ancienne ».

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M
*Il n' y a pas d'histoires anciennes...Que des histoires, qui laissent des traces, qui blesse, qui reconfigure et modifie ce que l'on aurait été si....Il y a des histoires, tout simplement..les tiennes, les leurs, les notres.....Et il y a les autres....ceux qui ne comprendrons jamais !
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M
<br /> Oui, c'est vrai, de la même façon que l'on ne peut être aimé par tous, on ne pas être compris... il faut en prendre son parti.<br /> <br /> <br />
K
je fais plus que le croire. C'est ce que j'ai expérimenté.  Ce n'est pas théorique. Le fait est que c'est avec notre intellecte, notre logique manichéenne que nous avons contsruit, à partir de la souffrance initiale, tout un arsenal de réactions qui font qu'on souffre encore des années après un événement qui n'est plus. Ce n'est donc pas l'intellecte qui va pouvoir démonter tout ça. Pas jusqu'au bout en tous cas. "Il" s'y reffusera.  Le fait est que d'abandonner toutes ces constructions donne l'impression de devoir se couper un bras tant notre illusion est grande de croire que celà "est" nous. Mais , à ma connaissance, il n'y a pas d'autre chemin que celui de cesser d'appréhender le monde par des raisonnements incessants. C'est très subtile très incidieux mais notre logique , bien que très séduisante et paraissant efficace et douée, ne peut pas "saisir" la réalité sans la pervertir en la divisant en pôles opposés. A partir de là elle est ne fait que compliquer et fausser ce qu'elle touche. Si bien que comme nous souffrons à cause de celà, c'est évidemment en en sortant qu'on revient au réel de l'instant, ici et maintenant. Donc, sans l'intellect. Or installer le silence dans son esprit est une chose que tout le monde "sait" faire. Une fois le silence établi, au moins par bribe, les mécanismes construits perdent de leur substance et fnissent pas se tarir car ils ont besoin d'être nourris par notre pensées pour perdurer. Et le bien être et la joie sans raison ni objet reviennent. en fait, ils ont toujours été là, c'est juse que, quand on suit notre mental, nous passons à côté.En fait quand on parvient à faire le silence dans nos pensées, disons au moins n'en suivre aucune, les laisser simplement passer. Et concentrer notre atention sur les sensations corporelles, on s'appeçois qu'on y trouve nule part la présence de nos peurs ou de nos souffrances, car ces denières n'existent plus. En fait c'est notre mental qui entretient leur présence en nous poussant sans cesse à repenser "en fonction de ce qui s'est passé". Enfin, je ne sais pas si j'explique bien. C'est plus une chose qui se vit qu'une chose qui se dit. En tous cas, il n'y a aucun danger à s'exercer à rester en silence. Le pire qu'on puisse y gagner c'est de retrouver le sourire.
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M
<br /> cela me semble une belle méthode...<br /> Il fait l'appliquer... effectivement sans craindre de perdre un bras... ce qui me semble très juste comme réflexion!<br /> <br /> <br />
K
je ne pense pas qu'on y parvienne à l'aide de l'intéllect. Je pense que tu y parviendras bien sûr ! et pourquoi donc n'y parviendrais-tu pas ? c'est moins difficile que ça en a l'air. en fait, c'est même tellement simple que nous n'arrivons pas à l'accepter.
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M
<br /> Ah... tu crois?<br /> <br /> <br />
K
Le fait est qu'on va chez le psy avec ses constructions mentales. Celles-là mêmes qui ont construit un rapport si intime et si complexe avec nos souffrances au fil du temps, et qui, d'une certaine façon les font perdurer. Non pas qu'il faille les refouler, non, en effet la première étape pour ne plus souffrir est en effet de prendre conscience du mal, de reconnaitre son existence, sa présence en nous, mais... mais ensuite, il faut continuer le chemin. la suite de ce chemin est la suivante. Une fois le mal identifié, reconnu et accepté (tout un travail déjà, car accepter l'existance de l'inaxceptable est déjà un sacré morceau) le chemin consiste à prendre peu à peu conscience que ces dites souffrances, si elles ont bien eu lieu, ne perdurent en nous que parce que nous constuisons "à partir d'elles" un tas de réaction, intellectuelles et émotionnelles. Une fois cette prise de conscience effectuée, on comprend peu à peu qu'il devient possible d'envisager de déconstruire tout ce qu'elles nous ont fait construire, comprenant que cette déconstruction leur sera à terme fatale. Peu à peu commence le travail de la déconstruction. Nous parvenons à identifier chaque pierre de l'édifice et ce faisant, nous comprenons qu'elle n'est plus utile... Pierre par pierre ainsi peu à peu, nous travaillons à perdre l'habitude de polir et ajuster ces pierres. A partir de là, nos souffrances commencent à perdre leur emprise sur nous. Bientôt nous prenons conscience que nos souffrances passées, ici et maintenant dans le présent, sont dénuées de substance propre. Qu'elles ne peuvent y demeurer et troubler notre quiétude et notre joie qu'avec notre participation active. Puisque nous identifions peu à peu la façon dont nous participions à celà, à mesure, nous cessons de participer... De cette façon, nos souffrances sont de plus en plus dénuées de présence réelle. Bientôt elles peuvent passer en nous, et même eveiller certaines émotions, mais, contrairement à "avant" leurs présence et ces émotions associées ne sont plus pour nous des facteur de trouble de notre bien être. Ce processus est aussi vieux que l'humanité. Il est a la portée de tou(te)s. Je suis pour ma part absolument certain que comme d'autres avant toi, tu sauras le mettre en oeuvre à ton profit. Cette "libération" ne signifie pas qu'on ait plus d'histoire ou de souvenir. Toutes ces choses continuent d'exister, mais le pouvoir qu'elles exerçaient sur notre attention et nos émotions est progressivement anéantis à mesure que nous lâchons prise. Parce que nous prenons l'habitude de ne plus les craindre, les rejeter ou les combattre. Celà s'accompagne d'un retour de la joie sans raison spéciale, de la bonne humeur, de la paix intérieure, mentale et émotionnelle, puisque, faisant l'exprérience de la pleine beauté de l'instant de plus en plus souvent, nous comprenons que la souffrance passée, présente ou future ne peut que nous en séparer qu'un bref instant. Nous comprenons peu à peu que la paix, la joie son notre nature profonde indépendamment de notre vécu.
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M
<br /> J'ai bien conscience de tout cela... J'ai une partie du chemin. Je crois que j'en suis à une étape cruciale... celle qui comme tu le dis si bien... je travaille à perdre l'habitude de polir et<br /> ajuster les pierres. j'ai bien conscience que au delà de la souffrance, il y a les réflexes qui en découle. je crois que c'est ça le plus difficile à "oublier" je fonctionne dans des schémas de<br /> protection où j'alterne entre soumission (peur des conflit) et agression (je crie avant d'avoir mal..) ces réflexes sont devenu quasi "pavloviens" et il est bien difficile de s'en débarasser...<br /> Je te remercie d'être dans les parages...<br /> <br /> <br />
R
Avance, petite. enlève ton armure et pleure. Tends la main et prends celle qui t'est tendue. La fin du cauchemard est proche. Vis.
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M
<br /> ils sont gluants<br /> <br /> <br />