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Le plumot

Considérations sur une souffrance acceptable

5 Avril 2009 , Rédigé par Motdit Publié dans #Psychologie de bistrot...

Pourquoi est-il nécessaire de mettre sur un étalage ses blessures les plus profondes pour être crédible ?

Pourquoi même les personnes les plus proches ont besoin de détails « photographiques »  pour croire et envisager de considérer une souffrance comme valide ?

Si vous avez mal à la tête et que rien ne se voit, alors c'est contestable. Vous montrez une plaie ouverte, bien sanguinolente, là, vous êtes vraisemblable...

C'est la même chose... pour un viol... le fait, raconté, laisse toujours planer une ombre de consentement ou de provocation. C'est difficile d'imaginer un adulte qui subit... une vidéo bien crade ça pourrait aider...

On descend encore plus bas, après tout... un adulte... passe encore !

Et un enfant ?

Comme on est outré d'apprendre par nos médias préférés qu'un enfant ait pu être « malmené » par un voleur d'enfance...

C'est joliment dit ainsi ? Non ? Cela perd un peu de sa portée, c'est acceptable... et puis... c'est ailleurs, c'est loin.

Parlons cru :

Enfant malmené = battu, humilié, violé, sodomisé, écartelé, supplicié,... vous en voulez d'autres ?

Des images qui vous parlent ? Qui vous rende la réalité moins « vague » plus crédible, plus vraie ?

Quel doit être de degré de la torture pour être considéré comme une victime ?


Mon histoire me pèse.

Mon histoire me hante.


Les voleurs d'enfance, m'ont laissée exsangue.

Je traine depuis des années le cadavre de cette petite fille humiliée.


Je vous aide...

 

Image photographique :

6 ans

Agenouillée

Devant des jambes écartées

Velue, puisque pantalon baissé

Tête emprisonnée dans des mains géantes

Petite bouche désarticulée

Tellement confortable

Pour une queue

...

Avale !

 

Vous en voulez davantage ?

Imaginez vos enfants...


Je traine depuis des années le cadavre de cette petite fille humiliée.... Que je suis la seule à accompagner.


Pour moi, le temps est venu, 37 ans de marche. Je vais la rhabiller, la bercer, la consoler, je vais pleurer aussi.


Je veux du temps pour elle.

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K
Nous ne ommes pas condamnés à souffrir éternellement des événements du passé. Aussi pénibles que soient certains de nos souvenirs, ils ne continuent d'exister que si nous leur permettons, d'une façon ou d'une autre, (conscienmment ou inconsciemment) de le faire, car, en eux mêmes, ils sont dénués d'existance propre. Qu'on les fuit, qu'on les regarde effrayé, triste ou furieux, et ils trouvent en celà l'energie de revenir hanter le présent.Il existe une autre voie. Il s'agit de se placer au delà du "ça j'aime, ça je déteste". En désamorçant notre habitude d'essayer de garder ce qui nous semble agréable et de repousser ce qui nous déplait. On y parvient en s'exerçant à ne plus focaliser notre attention sur nos pensées et nos souvenirs, bons ou mauvais, d'aucune façon, ni en les retenant, ni en les repoussant, ni en se contrariant qu'ils soient présents. L'exercise consiste à vivre complètement l'instant présent.  Ce faisant, bien qu'ils ne disparaitront pas, leurs intrusions dans le présent se fera plus rares et surtout, lorsque celà se produira, celà ne nous éffectera plus. en tous cas, nous ne serons plus absorbés par cette affliction. Dans le même temps, étant d'avantage dans le présent, les choses auront peu à peu plus de goût, de saveurs et de couleur. Si bien que "vivre le présent" sera de plus en plus satisfaisant, tarrissant du même coup une grande  partie de nos désirs futiles nés du fait que notre expérience du moment est insatisfaisante. Parmis les méthodes qui permettent ce détachement, la méditation Zen est efficace. Mais ce n'est pas la seule. J'en connais au moins une autre: Se mettre dans ses sensations corporelles, entièrement. En effet, le corps est l'endroit où nos pensées ne peuvent pas nous suivre. Dès lors qu'on est pleinement "en lui" dans le "Sentir" et non plus dans le "penser" notre intellecte est contraint de cesser de divaguer, ainsi du même coup il ne peut plus nourrir le souvenir des terreurs passées. Si bien que de cette façon, bien que nous avons toujours notre passé, nous faisaons l'expérience quotidienne de moments heureux et notre passé cesse d'être un objet que nous redoutons. Ce faisant il cesse d'être à nos yeux redoutable. Car comme je l'ai dit, il n'est que ce que nous lui permettons d'être, et sans notre concours il ne peut exister étant dénué de substance proipre. 
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M
<br /> tu vois, j'en suis à un stade... où je ne sais plus trop vers quoi je tourner pour "vivre complètement l'instant présent" je suis un peu en panne...je ne connais personne autour de moi qui puisse<br /> me conseiller une voie...il est vrai que dans la non connaissance je suis assez peu aventurière! et pour moi il y a la peur de l'endoctrinement... j'ai peur de me tromper et d'aller dans une<br /> direction plus nocive que réparatrice. Tu sais j'en suis à un point où je suis prête à tout essayer mais... j'ai besoin de comprendre pour agir...<br /> <br /> <br />
P
Coucou toi, je découvre ton blogComme cet article me parle!Eh oui, je connais aussi ce genre de souffrancebisous 
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M
<br /> bisous<br /> <br /> <br />
C
Ma belle, ma douce, mon amie d'un jour et de toujours ... Que j'aimerai pouvoir consoler, se peut-il? cette petite fille qui est cachée, que je n'ai pas su découvrir ...Tu sais où me trouver, je suis et serai toujours là ... Ne l'oublie pas ...Aujourd'hui pour elle, et pour tes petits bouts , souris ma douce, je t'embrasse fort.
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M
<br /> Je te remercie... je sais que tu es là....<br /> <br /> <br />
R
C'est pas trop l'endroit mais bon...Bon week-end Pascal ..Bises..R.T
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M
<br /> oups j'ai mangé tout le chocolat!<br /> <br /> <br />
R
Là, tu me scotches, ma belle !Je ne sais si cela a une quelconque importance, mais je suis extrêmement fier de toi.
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M
<br /> pffft... comme c'est difficile<br /> <br /> <br />